Produits locaux et circuits courts

Qu’est-ce qu’un produit local ?

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un produit local ? On considère généralement qu’un « produit local » est produit près du lieu de consommation. Mais que l’on habite à la campagne ou au plein centre de Paris la distance qui sépare le lieu de production du lieu de consommation va varier de 100 mètres à 60km. Chaque organisme a donc sa propre définition. La métropole de Lyon par exemple a défini comme locaux les produits agricoles issus d’exploitations dans un rayon de 50km autour de Lyon dans le cadre de sa stratégie alimentaire.

Il n’y a donc pas de critère précis permettant de définir une distance au-delà de laquelle un produit ne pourrait plus être qualifié de local, mais la distance de 80km est parfois prise comme référence.

Comment savoir si un produit est local de A à Z ?

Les produits locaux sont en général des produits fermiers c’est-à-dire fabriqués sur la ferme à partir des productions de la ferme.

Attention ! S’il s’agit d’ une entreprise industrielle ou artisanale la matière première n’est pas obligatoirement locale. Se rappeler que le nom géographique indique seulement que le produit a été fabriqué dans cette zone et ne certifie en rien l’origine du produit. Un saucisson tradition ou un fromage fabriqué dans le parc du Pilat peut très bien l’être à partir de cochons bretons ou de lait laits allemands ou polonais. Sauf s’il possède un label AOP comme la Rigotte de Condrieu. (Se souvenir de la longue bataille entre le camembert de Normandie et le camembert fabriqué en Normandie. )

Pour en savoir plus sur les labels de qualité (AOP/ AOC /IGP etc) cliquer ici

Lorsqu’on achète en circuit court, le producteur est connu, des visites sur la ferme sont parfois organisées (par les AMAP par ex) et l’origine des produits ne pose plus question.

Local ne signifie pas bio

Le fait qu’un produit soit local ne renseigne pas sur la manière dont il est produit, la méthode de fabrication. Sachant par exemple que 40 % au moins des fraises françaises sont produites hors sol, il y presque une chance sur 2 que les fraises de votre petit magasin fermier si local soient cultivées hors sol.

Qu’est-ce qu’un circuit court ?

En 2009 l’ancien Ministre de l’Agriculture, Michel Barnier a défini ces circuits comme des systèmes de vente mobilisant au plus un intermédiaire entre producteur et consommateur. La distance séparant les lieux de consommation et de production n’a pas été retenue comme critère.

Par exemple on peut habiter à Saint Étienne et acheter en circuit court des oranges corses grâce au groupement d’achat de La Ferme Au Quartier. Ce n’est pas un produit local mais bien un circuit court avec un seul intermédiaire entre producteur et consommateur. On trouve également parfois dans les magasins de producteurs locaux des produits provenant d’autres régions plus éloignées (lentilles du puits etc.) mais toujours en circuit court car le producteur a fait affaire directement avec le magasin et on a donc un seul intermédiaire.

Lorsque consommateurs et producteurs vivent dans le même bassin on parle alors de circuit court de proximité. Lorsqu’il n’y a pas d’intermédiaire on parle de vente directe. Ce type de circuit engendre en général des relations sociales entre producteurs et consommateurs et des conséquences économiques importantes pour le producteur.

Point sur la place des fermes vendant en circuits courts dans le département de la Loire.

Selon un numéro d’Agreste qui fait le point sur la situation en Rhône-Alpes, 32% soit une exploitation rhône-alpine sur trois vend au moins un produit en circuits courts.

Qu’est-ce que que le « locavorisme » ?

Le mot « Locavore » vient de « Loca » (local) et « vore » (manger, comme « carnivore » = manger de la viande ; ou « frugivore » = manger des fruits). Autrement dit : Manger local. En quelques mots, un « Locavore » est une personne qui ne consomme que des produits locaux qui ont été produits à une faible distance de son domicile.