différents types de circuits courts

Nos exemples sont pris dans la Loire où se trouve le centre du Treuil mais chacun peut retrouver les différentes structures dans sa propre région.

La vente directe sans intermédiaire

  • la vente directe à la ferme
  • le système des paniers ( AMAP ou Jardins de Cocagne)
  • Les marchés paysans, les marchés bios, ou la partie producteur du marché

La vente directe à la ferme.

Il faut alors se renseigner sur les jours et les horaires de vente.
Un bon moyen de découvrir des fermes est de participer à l’opération De ferme en ferme le dernier weekend du mois d’avril.

Les fédérations d’agriculteurs bio (ARDAB) publient souvent des guides pour les fermes en vente directe. Pour la loire

Les conseils départementaux ou d’autres instances publiques font également des inventaires. Pour la Loire .

Il existe aussi des sites internets, soit locaux, soit régionaux, beaucoup trop nombreux pour être cités ici et malheureusement de qualité inégale.

Les AMAP
Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne

Leur objectif : préserver l’existence et la continuité des fermes de proximité dans une logique d’agriculture durable, c’est-à-dire une agriculture paysanne, socialement équitable et écologiquement saine.
Il s’agit aussi de permettre à des consommateurs d’acheter à un prix juste des produits d’alimentation de qualité, en étant informés de leur origine et de la façon dont ils ont été produits, et de participer activement à la sauvegarde et au développement de l’activité agricole locale dans le respect d’un développement durable.

Un partenariat s’établit entre un groupe de consommateurs et un agriculteur de proximité. Il se formalise par un contrat dans lequel chaque consommateur achète en début de saison une part de la production (légumes, viande, fromage, oeufs, miel, farine etc …) qui lui est distribuée périodiquement à un coût constant. Le producteur s’engage à fournir des produits de qualité dans le respect de la Charte des AMAP.

Chaque semaine l’amapien vient dans un endroit donné récupérer les produits qu’il a commandé. Le nombre de producteurs varie d’une AMAP à l’autre.

Un certain nombre d’AMAP font partie d’un réseau comme le réseau de la Loire. Sur leur site vous trouverez une carte et les coordonnées des AMAP de la Loire. D’autres appartiennent en plus à un réseau régional (le réseau AURA pour la région Auvergne Rhône-Alpes ) qui fait lui-même partie du mouvement national des AMAP .

Pour trouver une AMAP près de chez vous

La différence entre une AMAP et La Ruche qui dit oui. Un article de Natura sciences

Les jardins de Cocagne

Il s’agit d’ associations de réinsertion par le maraîchage biologique. Le pari des jardins de cocagne est ambitieux : il s’agit d’allier le principe de la distribution en circuit court à des clients qui sont aussi des adhérents de l’association, l’insertion par le travail pour des personnes en grande précarité, et le cahier des charges de l’agriculture biologique.

le Jardin de Valériane

La plus grande partie des légumes cultivés par le Jardin de Valériane se vend directement et localement à un réseau d’adhérents-consommateurs sous forme de paniers hebdomadaires.

Les adhérents récupèrent leur panier directement au Jardin ou dans un des points de dépôt proches de leur domicile. Mais on peut également commander par internet.
Le jardin se situe vers Rive de Gier, Loire, en dessous de Farnay.

Les jardins d’Oasis

OASIS jardin de Cocagne » créé en 2001, est un Atelier Chantier d’Insertion (ACI) fédéré au Réseau Cocagne, dont le cahier des charges est l’agriculture biologique à vocation d’insertion sociale et professionnelle.
Il se situe à Saint Just Saint Rambert, Loire.

Oasis est en même temps un palier pour l’Emploi et une production de légumes locaux et biologiques !

Oasis permet à des personnes en difficulté sociale (une vingtaine par an), professionnelle ou personnelle  de retrouver le chemin de l’emploi. Le contrat de travail proposé dans le domaine du maraîchage biologique est un réel tremplin. Il leur permet de retrouver une vie professionnelle à l’issue de 6 à 24 mois passés dans l’Association.
Les légumes sont produits par les jardiniers sur 6ha de terrain. Ils sont ensuite vendus aux 320 familles adhérentes.

Les marchés

Dans la plupart des marchés il existe un coin producteurs locaux. Il faut être néanmoins très prudent car comme pour les magasins de producteurs le fait d’être local ne renseigne en rien sur la qualité des produits et le mode de production. Le fait que la ferme se trouve à 3 km ne signifie pas que le produit soit cultivé sans pesticides, sans herbicides ou que les poules ne mangent pas de soja OGM importé d’Amazonie.

La plupart des vendeurs de légumes sur un marché sont des forains qui achètent leurs produits au marché gare donc chez un grossiste. Ce ne sont en rien des circuits courts. Pour avoir une petite idée du mode de culture utilisé, il suffit de regarder le prix et la quantité proposée sur l’étal. Grosso modo, plus il est bas et plus il y a de produits différents, plus les produits sont issus d’une agriculture industrielle.
La situation est différente pour les fromages et la viande. Il y a des revendeurs mais on y voit de nombreux producteurs.

Il existe aussi des marchés spécialisés comme les marchés bio et les marchés de producteurs.

La vente avec un seul intermédiaire

L’intermédiaire se charge de la vente et en supporte les frais (local, salariés, communication etc.) Sa marge oscille entre 15 et 20% du prix de vente.

  • Les magasins de producteurs
  • les plate-formes d’achat
  • les supermarchés coopératifs
  • Certains magasins bio
  • Certains drives

Les magasins de producteurs

Légumes, Marché, Produire, Alimentaire

Plusieurs producteurs se regroupent pour vendre leurs produits. L’organisation de la vente est propre à chaque magasin mais souvent chaque producteur assure la vente pour un temps déterminé. Ces magasins ne sont donc pas forcément ouverts en permanence. Certains embauchent en plus des salariés pour la vente ou des préparations (découpe de la viande, emballage).

Là encore le fait d’être local n’apporte aucune garantie sur la qualité des produits. Certains possèdent une charte affichée dans le magasin qui garantissent certaines méthodes de culture (pas d’OGM, réduction des pesticides etc.) D’autres affichent les méthodes culturales producteur par producteur. Quelques uns sont bio.
Mais il vaut mieux se renseigner sur les techniques de production utilisées. Votre poulet local a peut-être été nourri avec du soja brésilien OGM et votre porc a peut-être passé toute sa courte vie sur un caillebotis sans sortir une seule fois de la porcherie…

Par contre ce qui est relativement sûr c’est que vos produits n’auront pas traversé toute la France ou l’Europe avant d’atterrir dans votre assiette ! et même si le transport ne représente que 15% de l’énergie utilisée pour produire, c’est toujours ça de pris …

Et l’argent va directement ou presque dans la poche des producteurs !

Plate-formes associatives ou coopératives

De la Ferme au Quartier

On peut donner l’exemple de l’association « De la ferme au quartier  » à Saint Etienne.

De la ferme au quartier » est un système de vente en circuit court « consommateurs-producteurs » . Y sont proposés des produits locaux et des produits plus lointains grâce à une centrale d’achat.

Pour en savoir plus sur l’association et son fonctionnement.
Pour voir les produits proposés.

Les magasins

Les supermarchés coopératifs :

Il s’agit de grandes surfaces tout ce qu’il y a de plus classique, à ceci près qu’on n’y trouve ni clients, ni patrons, ni salariés !  Uniquement des adhérents qui jouent tous ces rôles à la fois. Vous aimeriez rejoindre l’un d’entre eux ? Alors voici la carte des 11 premiers supermarchés coopératifs de France et de Belgique !

Ce type de commerce fonctionne sur un principe simple. Pour avoir accès à ses produits bons marchés et de bonne qualité, il faut lui consacrer environ trois heures de son temps tous les mois. Que ce soit pour assurer la caisse, l’approvisionnement, le ménage, l’administratif, la compta… toutes les compétences sont les bienvenues.
Pour en savoir plus

Pour trouver s’il existe un supermarché coopératif près de chez vous

Un exemple : La Fourmilière

C’est le supermarché coopératif de Saint-Étienne. Un supermarché à but non-lucratif, que tout le monde peut rejoindre et qui propose une alternative à la grande distribution. Son but est de :

  • Promouvoir la consommation de qualité, accessible au plus grand nombre.
  • Participer au développement d’une agriculture locale, responsable, respectueuse de l’environnement et des producteurs.
  • Développer les liens entre coopérateurs, producteurs et partenaires.

Les magasins bio spécialisés

Pour le moment seuls les magasins Biocoop ont une politique claire sur leur choix en matière de produits locaux exprimée sur leur site.
Ceci reflète-t’il le peu d’importance accordée à ce choix pour les autres magasins?

Les biocoop : D’après le site internet, la charte du réseau Biocoop donne la priorité aux approvisionnements certifiés bio, locaux et de saison. Objectifs : développer la production locale, respecter les cycles de production, limiter les transports et l’impact sur l’environnement. Chaque magasin travaille en direct avec des producteurs ou des transformateurs installés à moins de 150 km routiers du point de vente. C’est parfois jusqu’à 70 fournisseurs locaux qui sont sollicités.

Pour en savoir plus sur leur politique quant aux produits locaux

Pour savoir pourquoi le site commercial la ruche qui dit oui n’est pas cité dans cette partie « circuits court et produits locaux » lire cet article. de France info.